dimanche 11 avril 2010

MA PREMIÈRE VISITE EN TERRE AFRICAINE (SUITE)

Un nouveau souffle donne suite à MA PREMIÈRE VISITE EN TERRE AFRICAINE : http://mapremierevisiteenterreafricaine2.blogspot.com/

Anne-Marie Mzungu
Montréal, le 11 avril 2010

Désastre à Saint-Francis de Assisi le 25 janvier 2010 - 4

Un jour après l'ouragan 3

Un jour après l'ouragan 4

Soeur Maria-Benedicta après l'ouragan

Désastre à Saint-Francis de Assisi le 25 janvier 2010 - 3

Un jour après l'ouragan 1

Un jour après l'ouragan 2

Désastre à Saint-Francis de Assisi le 25 janvier 2010 - 2

Ouragan 3

Ouragan 4

Désastre à Saint-Francis de Assisi le 25 janvier 2010 - 1

Une chaleur extrême

Ouragan 1

Ouragan 2

samedi 10 avril 2010

Enseigner le braille - 3

Voici un des textes anglais que j'ai composé pour Husseni, le jeune étudiant à qui j'ai enseigné le braille.

Good evening Mrs. Moon

Yesterday night, after dinner, I decided to take a walk outside to listen to the music of the nature.

Suddenly, I heard a voice greeting me above my head. Rather surprised, I looked to the sky : She was there, her white face smiling to me!

Who was it? Mrs. Moon!

- Hello Teacher Anne-Marie! How are you? said laughting Mrs. Moon.

- I answered : “Very fine, thank you! Where have you been for one month”?

- I just went to visit my friends on the other side of the Earth!

Anne-Marie Mzungu
Montréal, le 10 avril 2010

Enseigner le braille - 2

Laissez-moi vous présenter Husseni, 9 ans, le jeune étudiant en première année à qui j'ai enseigné l'écriture braille le temps de mon séjour à l'École Saint-Francis de Assisi.

Enseigner le braille - 1


Enseigner, c'est comme s'occuper d'un jardin

L'omniprésence de la religion catholique au quotidien - 3

Classe de religion 3

L'omniprésence de la religion catholique au quotidien - 2

Repas communautaire juste après la messe du dimanche

Classe de religion 1

Classe de religion 2

L'omniprésence de la religion catholique au quotidien - 1

Célébration de la messe du dimanche 1

Célébration de la messe du dimanche 2

vendredi 9 avril 2010

Toute une expédition à Moshi!... - 4

Retour bien mérité à la maison à la fin d'une journée plutôt houleuse

Toute une expédition à Moshi!... - 3

Nicholaus Lyatuu, représentant pour Terre Sans Frontières à Moshi

Bureau de Terre Sans Frontières à Moshi

Toute une expédition à Moshi!... - 2

Arrivée à Moshi1

Arrivée à Moshi2

Toute une expédition à Moshi!... - 1

Départ pour Moshi

Un accrochage inattendu

Enfin on reprend la route pour Moshi

Vivre autrement - 2

Honorata

Soeurs de la congrégation Ladies of Kilimanjaro

Vivre autrement - 1

Les enfants

Encore les enfants

Anne-Marie

Ma nouvelle maison

Ma chambre

La salle à manger

jeudi 8 avril 2010

Visite des lieux de l'École Saint-Francis de Assisi - 3

Visite 5

Visite 6

Visite des lieux de l'École Saint-Francis de Assisi - 2

Visite 3

Visite 4

Visite des lieux de l'École Saint-Francis de Assisi - 1

Visite 1

Visite 2

Rapport sommaire de mission pour l'ONG TSF à l'École Saint-Francis de Assisi (Moshi, Tanzanie, Afrique de l'Est)

Anne-Marie et Soeur Maria-Benedicta
Le 10 janvier 2010, je quitte Montréal à bord d’un airbus de la compagnie KLM pour atterrir, après un transfert à Amsterdam, à l’Aéroport International Kilimanjaro le 11 janvier 1950. Au premier abord, cela me fait un drôle d’effet qui, par la suite, me replongera graduellement dans les meilleurs moments de ma tendre enfance que je partagerai avec des amis de mon entourage immédiat. Les parallèles que j’établis avec la Tanzanie et le Québec d’avant la Révolution tranquille les fascinent et les amusent à la fois.

Après avoir longuement cherché mes valises et quitté l’aéroport, nous, Nicholaus au volant, roulons dans la nuit chaude et calme parsemée du chant des grillons. Par la fenêtre ouverte du véhicule qui circule sur une route plutôt confortable, de multiples parfums, en guise de bienvenue, s’introduisent à mon insu dans mes narines qui les accueillent avec délice.

Suite à un brusque virage à droite sur une route de latérite plus près de la réalité quotidienne africaine, des voix d’enfants résonnent dans la nuit noire comme de l’encre. C’est magique! À mon tour, je les acclame avec des youyous comme nos indiens du Canada pour leur signifier comment je suis heureuse d’aller enfin passer quelques mois de ma vie parmi eux tous!

Arrivés à destination, nous nous arrêtons et descendons de la voiture. Nicholaus me conduit devant les phares allumés pour que la foule puisse me voir plus en détails. Soudain, quelqu’un s’approche pour me mettre un collier de fleurs autour du cou ainsi qu’un bouquet de fleurs dans les mains. La personne en question m’entraîne sur un chemin cahoteux jonché de pierres. Sa tête est couverte d’un voile immaculé. Je lui demande son nom : "Sister Maria-Benedicta". Je suis fascinée comme si je rencontrais, pour la première fois, un personnage mythique.

Toutes deux en tête d’un défilé d’enfants et autres personnes de l’École Saint-Francis de Assisi entrons dans une grande salle éclairée par deux ampoules nues au plafond. Les enfants terminent leur concert à fond la caisse! Après le départ des petits vers les dortoirs où un sommeil paisible les attend, nous partageons le repas d’accueil coutumier chez les Tanzaniens : riz, bananes plantains, légumes, poulet (élastique) et encore des bananes pour dessert!

Au cours de ce repas, Soeur Maria-Benedicta expose les dommages causés par une sécheresse qui n’en finit plus. Après, elle me dirige vers la chambre dans laquelle je dormirai les onze prochaines semaines passées comme volontaire pour l'ONG TSF à l’École Saint-Francis de Assisi où j’apprendrai à vivre autrement à travers le partage et beaucoup d’humilité.

Toute une gamme d’émotions intenses, parfois heureuses, parfois douloureuses, se manifesteront selon les événements vécus : bonheur, joie, rire, colère, tristesse, révolte, et même la peur puis la sérénité!

Bonheur : le plaisir de connaître une vie simple avec des personnes pas du tout compliquées;

Joie : commencer la journée en ouvrant la porte sur une nature non apprivoisée en écoutant le chant du coq, le meuglement de la vache, le bêlement de la chèvre et autres bruits typiques de la campagne tanzanienne entremêlés aux cris et rires des enfants;

Rire : apprendre à rire, même de soi, pour mieux communiquer et aplanir toute aspérité inconfortable entre nos cultures;

Colère : refus et dénonciation de toute forme de violence;

Tristesse : verser des larmes quand la pauvreté est si affligeante et qu’on voudrait tout donner pour la soulager;

Révolte : les enfants qui font face à l’injustice de ne pouvoir fréquenter les écoles secondaires faute de moyens financiers et d’assistance pédagogique afin de pallier la surdité, la cécité et toute autre déficience physique, sensorielle et/ou intellectuelle;

Peur : aucune clôture n’entoure le terrain de l’École pour protéger les enfants contre le bétail et les éventuels malfaiteurs;

Sérénité : accepter la réalité telle qu’elle apparaît tout en gardant l’espoir de jours meilleurs!

Seul l’écriture d’un livre pourrait me permettre de raconter plus en détails cette expérience exceptionnelle vécue à l’École Saint-Francis de Assisi où des enfants avec une déficience visuelle ou atteints de surdité vivent avec d’autres enfants qualifiés de "normaux" dans nos sociétés criblées de préjugés et ce, dans le respect mutuel grâce au constant dévouement de Soeur Maria-Benedicta!



Anne-Marie Mzungu
Volontaire pour l'ONG TSF
Montréal, le 8 avril 2010

Soeur Maria-Benedicta

mardi 6 avril 2010

De retour à Montréal

Le 1er avril entre 16 h et 17 h, je n’arrive toujours pas à me rappeler précisément quand j’ai remis les pieds en sol canadien, je réintégrais ma patrie d’origine après onze semaines et deux jours passés dans une nouvelle patrie d’adoption, la Tanzanie où j’ai vécu et lié des amitiés dans la région du Kilimanjaro.

Quand l’avion a décollé de l’Aéroport International Kilimanjaro le 31 mars à 21 h 30, j’étais comme une plante dont on arrache les racines de la terre et soudain mises à nu. Ça fait mal!... beaucoup plus attachée que je ne l’aurais cru au point d’en avoir les larmes aux yeux!

Lorsque l’avion s’est arrêtée pour enfin s’envoler, Honorata et Mary, mes deux copines complices tanzaniennes dès le premier jour, étaient présentes dans mes pensées : je les voyais toutes deux sur la butte où je leur avais donné rendez-vous pour entendre vrombir les moteurs de l’avion dans le ciel si noir à cette heure de la nuit.

Regardez, en vidéo, un mémorable coucher de soleil à la veille de mon retour à la maison entre le 31 mars et le 1er avril 2010.

Trajet : Kilimanjaro - Dar es Salaam - Amsterdam : 9 heures de vol
Amsterdam - Montréal : 7 heures de vol

Total : 16 heures de vol approximativement

Escale : Amsterdam - environ 7 heures d’attente à l’aéroport

Loisirs : magasins hors-taxe et restaurants (très dispendieux)

Anne-Marie Mzungu
Montréal, le 6 avril 2010

jeudi 7 janvier 2010

Kwa heri ya kuonana! (À bientôt! en Swahili)

Hier soir, quelques voisins m’ont organisé une petite fête pour souligner mon départ prochain en Tanzanie (Afrique de l’Est).

Sur la table drapée d’une jolie nappe blanche ornée de dessins de fruits, du vin et de la boustifaille au-delà de notre appétit; la plupart des convives ayant déjà avalé le dernier repas du soir, la rumeur qui laissait croire qu’il n’y aurait que du thé et des biscuits s’est bien amusée de nous!!!

Après avoir trinqué pour me souhaiter la plus grande aventure de ma vie sur le Continent Noir, les personnes présentes m’ont donné une carte dans laquelle tout un chacun m’a écrit un témoignage de son cru et signé de sa plume : comme c’est touchant de réaliser à quel point notre entourage s’attache à nous sans pour autant le démontrer ouvertement.

Maintenant, j’ai le regret de ne pas avoir apporté ma caméra pour immortaliser en images ce moment privilégié.

Espérant qu’au cours de ma mission les occasions, et surtout les moyens, me permettront de partager avec vous tous en mots et en images ce rêve si chèrement gagné, voila au moins l’heure à laquelle je vivrai en Tanzanie au pied du Mont Kilimanjaro : http://www.horlogeparlante.com/francais/tanzanie-dar-es-salaam-58.php

Karibu! (Bienvenue! en Swahili) si vous désirez m’écrire!...

Asante! (Merci! en Swahili)

Anne-Marie
Montréal, le 7 janvier 2010

P.-S. Recettes de l'Afrique de l'Est : http://www.diakadi.com/afriquedelest/recettes.htm

dimanche 20 décembre 2009

Vive la Différence!!!

Je vous présente un extraordinaire musicien malien, grand défenseur du droit à la Différence qui fait la beauté du monde, Salif Keita!...

http://www.youtube.com/watch?v=Apf3DXpuiwY

http://www.youtube.com/watch?v=sZ53rtam4QQ

Anne-Marie
Montréal, le 20 décembre 2009

mercredi 2 décembre 2009

Envol

Le mois de décembre vient à peine d’être entamé que les échos lointains des nombreuses fêtes de familles et amis se rapprochent au point d’en devenir saisissants!!!

En cette fin d’année 2009, ces échos sonnent, en quelque sorte, étrangement à mes oreilles. Leurs répercussions produisent des sonorités jamais entendues auparavant.

Des images insoupçonnées et encore abstraites surgissent à mon esprit qui les traduit en multiples projets telle que cette photographie concoctée à partir d’un objet d’amusement si simple et léger : à vous de deviner!...

Cette nouvelle photo exprime mon état d’âme à quelques semaines de mon premier Envol pour la Tanzanie où j’aurai à réapprendre à vivre et à respirer selon une autre conception du temps : ça risque d’être impressionnant et magique!

En outre, j’aurai à partager le quotidien avec des inconnus et ce, de l’autre côté de la planète pour la première fois de mon existence sur Terre... Tout un défi!

De par nos différences, nous aurons d’abord à nous apprivoiser pour ensuite mieux cheminer ensemble!...

Anne-Marie
Montréal, le 2 décembre 2009

vendredi 23 octobre 2009

"Ayoye"!

Ouf! Quelle semaine de fou! Je me demande encore comment je fais pour passer à travers tout ce branle-bas de combat pour mon départ en Tanzanie (Afrique de l’Est) dans l’année qui s'en vient à grand pas!

Bien des choses se sont concrétisées en si peu de temps! Je n’arrive toujours pas à y croire!

J’ai reçu tous les outils nécessaires pour me rendre en Tanzanie : itinéraire de voyage, matériel de mission, vaccination et médication inhérente obligatoire, et quoi d’autres encore? Je le saurai au fur et à mesure qu’approche enfin la réalisation de ce rêve si chèrement et durement convoité en déployant des efforts surhumains!

Demain, ce samedi, j’aurai à reprendre les heures négligées à mon poste de travail en raison de tous ces événements précipités qui ont consumé une bonne partie de mon énergie vitale!...

Anne-Marie
Montréal, le 23 octobre 2009

jeudi 15 octobre 2009

Le Soleil, la Lune, les Étoiles et surtout la Terre, pour TOUS!!!

L’Homme a conquis le Soleil, la Lune et les Étoiles. Maintenant, il lui reste encore à apprivoiser la Terre. Ne serait-ce que pour y verser quelques gouttes d’espoir et de compassion!!!

C’est bien au cours de la prochaine année que Naznin, infirmière et moi, Anne-Marie la néophyte, décollerons à bord d’une navette aérienne à partir de la base Pierre-Elliot Trudeau à Montréal pour rejoindre la planète Tanzanie, dans la galaxie Afrique de l’Est, et y atterrir à la base Kilimanjaro.

Toutes deux partons avec les moyens que nous avons : Naznin pour faire de la formation en accouchement auprès des sages-femmes à l’Hôpital de Moshi, et moi la néophyte, pour enseigner l’écriture braille à des enfants dans le besoin à l’École Saint-Francis de Assisi.

Sous l’égide de l’ONG Terre Sans Frontières, une mission où nous aurons à jongler avec de multiples défis à surmonter et ce, en toute LIBERTÉ!!!

Anne-Marie
Montréal, le 15 octobre 2009

mardi 6 octobre 2009

Famine en Afrique de l'Est

Les Africains de l'Est doivent faire face à des problèmes de changements climatiques dont ils ne sont nullement responsables, car ils en produisent très peu, mais ils en paient le prix.
Photo AFP

Rashid Aran Omer a établi son campement il y a quelques semaines dans le Wajir, au nord du Kenya. Il dort sur le sol, près de son petit troupeau de bétail. Il attend l'arrivée d'un camion citerne qui lui permettra de siphonner de l'eau dans un trou à l'aide de ses tuyaux.

"C'est le seul moyen de trouver de l'eau en ce moment, raconte-t-il à un représentant d'Oxfam. Les familles marchent quatre jours pour arriver ici. Il n'y a pas eu de pluie cette année, et notre bétail s'affaiblit. Mais c'est notre source de revenu et sans lui, nous n'avons plus de quoi nourrir notre famille."

Rashid fait partie des 20 millions de personnes vivant en Éthiopie, Somalie, Érythrée, Djibouti, et dans une partie du Kenya, de la Tanzanie et de l'Ouganda, qui souffrent des effets d'une terrible sécheresse. Les récoltes ont été perdues. Les animaux sont faibles. Les points d'eau s'assèchent et disparaissent. La malnutrition atteint des proportions insupportables.

"Sans nos animaux, nous n'avons pas de lait pour nos enfants et nous ne pouvons pas les nourrir. Et avec si peu d'eau, ils ne peuvent plus se laver les mains, alors que les cas de diarrhée et de maladies se multiplient", a raconté Salada Alasow, une femme qui s'occupe seule de ses six enfants dans le nord du Kenya alors que son mari a quitté la région avec son troupeau pour tenter de trouver de l'eau en Somalie.

Cinq années de sécheresse

Ça fait maintenant cinq ans que les pluies refusent de nourrir les terres de la région de la Corne et de l'Afrique de l'Est. Pour ces populations, les changements climatiques ne sont pas une perspective pour l'avenir mais une réalité bien présente qui écourte la saison des pluies et qui chamboule les rythmes agricoles.

Les habitants de la région sont imaginatifs et résilients dans leur lutte quotidienne pour survivre. Ils travaillent avec acharnement pour s'occuper de leurs familles et de leur bétail. Mais leur patience a atteint et même dépassé sa limite. Ils ne peuvent pas en prendre davantage.

En plus de distribuer de l'eau dans la région, Oxfam aide les familles à se préparer à recevoir la prochaine courte saison des pluies, que nous espérons pour octobre. En Éthiopie, nous avons engagé des équipes locales pour remettre en état les conteneurs d'eau, pour percer de nouveaux puits et pour maintenir les étangs naturels. L'argent qu'ils gagnent leur permet en attendant d'acheter de la nourriture et des biens de première nécessité.

Victimes non responsables

Cette crise illustre la raison pour laquelle Oxfam mène une campagne pour lutter contre les changements climatiques. Des gens comme Salada et Rashid doivent faire face à des problèmes dont ils ne sont nullement responsables. L'émission des gaz à effet de serre provoque les changements climatiques, et l'Afrique de l'Est n'en produit que très peu. Mais elle en paye le prix.

Il y a 25 ans, la grande famine de 1984 a choqué le monde et touché huit millions de personnes. Aujourd'hui, les populations, les gouvernements et les organisations comme Oxfam sont mieux préparés pour y faire face. Après cinq années consécutives de sécheresse, nous savons que tout est en place pour qu'une grave crise éclate. C'est pourquoi les membres de la coalition humanitaire - Aide à l'enfance Canada, CARE Canada, Oxfam Canada et Oxfam-Québec - ont déjà démarré des programmes à travers la région pour répondre aux besoins des communautés affectées.

Pour en savoir davantage sur la coalition : http://www.coalitionhumanitaire.ca/. Grâce aux efforts coordonnés de ces importants organismes, la contribution de la population sera plus efficace que jamais.

Pierre Veronneau, directeur général d'Oxfam-Québec
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Sécheresse Afrique : 23 millions de personnes menacées

(src : Oxfam)

Une sécheresse sévère et persistante, aggravée par le changement climatique, s'étend actuellement dans sept pays de l'Afrique de l'est, dégradant les conditions de vie d'une population que les prix élevés de l'alimentation et les conflits violents ont déjà aggravé. Les pays les plus gravement touchés sont le Kenya, l'Ethiopie, la Somalie et l'Ouganda. Le Soudan, Djibouti et la Tanzanie sont également frappés.

La malnutrition dépasse à l'heure actuelle le seuil d'urgence dans certaines régions, et de centaines de milliers de troupeaux — source clé de revenu — sont en train de mourir. Il s'agit de la pire sécheresse que le Kenya ait connue depuis une décennie, et de la situation humanitaire la plus grave que la Somalie n'ait eu à faire face depuis 1991.

Le nombre élevé de gens touchés — plus du double de ceux pris dans une crise alimentaire semblable en 2006, lorsque 11 millions de personnes étaient en péril — souligne la gravité de la situation et le besoin urgent de fonds pour empêcher que la crise ne s'aggrave.

Paul Smith Lomas, porte-parole d'Oxfam International pour l'Afrique de l'Est, a déclaré :

"Il s'agit de la crise humanitaire la plus sévère qu'Oxfam ait pu constater en Afrique de l'Est depuis plus de dix ans. Le manque de pluies et leur imprévisibilité deviennent chose commune ici. Les saisons pluvieuses se raccourcissent à cause de l'influence croissante du changement climatique. La fréquence des sécheresses augmente, passant d'une fois en dix ans, à tous les deux ou trois ans. Dans le Wajir, au nord du Kenya, on a trouvé récemment 200 bêtes mortes autour d'une seule source desséchée d'eau. Des gens survivent avec 2 litres d'eau par jour dans certains endroits — moins qu'il ne faut pour la chasse d'eau d'une toilette. Les conditions n'ont jamais été si cruelles, si inhospitalières, et les gens ont désespérément besoin de notre aide pour survivre".

Au Kenya, 3,8 millions, 10 % de la population, ont besoin d'aide d'urgence. Les prix alimentaires sont montés en flèche jusqu'à 180 % au-dessus de la moyenne. Des régions telles que la vallée du Rift, qui auparavant n'avaient jamais connu de sécheresse si sévère, sont actuellement touchées. Des conflits se multiplient autour des ressources en diminution, telles que l'eau et le pâturage pour le bétail. Les bergers désespérés parcourent davantage de terrain avec leur bétail à la recherche d'eau et de nourriture, déclenchant tensions et compétitions avec d'autres groupes. Soixante-cinq personnes ont été tuées au Turkana (nord du Kenya), depuis le mois de juin 2009.

En Somalie, un enfant sur dix est extrêmement mal nourri, et dans les régions nord du pays les populations marchent des jours durant en quête d'eau. Les conflits rendent les personnes de moins en moins à même à cultiver des denrées alimentaires; et la sécheresse fait la vie dure aux habitants ayant fuit leurs régions. La moitié de la population — plus de 3,8 millions de personnes — est touchée.

En Ethiopie, 13,7 millions de personnes sont menacées par la famine et ont besoin d'assistance. Beaucoup de personnes vendent leurs bétails pour acheter de la nourriture. Les fermiers du nord de l'Ouganda ont perdu la moitié de leurs récoltes et plus de 2 millions de personnes ont désespérément besoin d'aide. Quelques 160 000 personnes, principalement autour de la région touristique de Ngorongoro, réserve d'animaux sauvages du nord-est de la Tanzanie, sont aussi menacées. A Djibouti, la hausse de la malnutrition inquiète, et au sud du Soudan les conflits mettent 88 000 personnes en péril.

L'aide en réponse à cette crise doit augmenter rapidement, les fonds étant dramatiquement insuffisant. Le Programme alimentaire mondiale de l'ONU fait face à un manque de dons, $977 millions de moins de ce qu'il serait nécessaire pour effectuer son travail dans la Corne de l'Afrique pendant les six mois à venir. Le gouvernement ougandais a fait appel aux donateurs pour s'attaquer à la crise alimentaire mais n'a reçu que 50 % des fonds dont il a besoin.

Les pluies sont attendues au mois d'octobre mais n'apporteront probablement que peu de soulagement ou, pire, des déluges qui empireraient dramatiquement la situation. On craint fort que la région soit frappée d'inondations suite au phénomène "El Niño", ce qui détruirait récoltes et maisons et étendrait la diffusion des maladies transmissibles par l'eau. Même avec des pluies normales, la moisson ne sera possible qu'au début de l'année 2010, et la population aura toujours besoin d'aide pour traverser cette longue période de faim.

A propos d'Oxfam

Les équipes d’Oxfam travaillent sur le terrain et étendent leur action dans le but de venir en aide à plus de 750.000 personnes. Oxfam fournit en urgence de l’eau potable et un accès à la nourriture, et met en œuvre des projets de développement pour renforcer la capacité des gens à faire face aux chocs futurs.
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Source : http://www.enerzine.com/604/8420+secheresse-afrique---23-millions-de-personnes-menacees+.html

lundi 28 septembre 2009

Coups de cœur pour l’école St. Francis de Tanzanie

20.09.2009 - L’école St. Francis of Assis de Tanzanie, une institution soutenue par Terre Sans Frontières (TSF) qui accueille des enfants handicapés (sourds-muets et aveugles), albinos et Masaï, afin de leur offrir l’éducation et un milieu de vie sécuritaire, continue de se développer sous l’impulsion de nombreux coups de cœur.

Avec leur projet Imagine, Mme Sandra Perron, Mme Josée Carrière et Mme Marie-Michèle Tremblay ont visité des écoles primaires de Montréal pour inviter des enfants à décorer 250 boîtes, et à les remplir d’articles scolaires et d’hygiène personnelle, pour ensuite les expédier, puis les distribuer aux enfants de St. Francis of Assis.

"L’idée était d’éveiller des enfants de chez nous au problème de la pauvreté dans le monde, tout en leur enseignant la notion du partage", explique Mme Perron, qui a passé deux semaines sur le terrain en février 2009.

"Nous avons pu constater à quel point les sœurs qui gèrent l’école travaillent fort pour trouver la nourriture et les médicaments dont les enfants ont besoin. Nous avons aussi été impressionnées par les investissements faits par Terre Sans Frontières dans les infrastructures, notamment le dortoir des filles et le réfectoire", raconte Sandra Perron, tout en disant avoir été touchée par le respect qu’ont les enfants les uns envers les autres.

Pour Mme Nicole Saba, une spécialiste en immunologie, la découverte de St. Francis s’est faite lors d’un voyage en Tanzanie au cours duquel elle a offert une formation sur le sida à près de 4000 écoliers des écoles de la Tanzanian Union of Private Secondary Schools (TUPPS), un regroupement appuyé par TSF depuis plusieurs années.

"J’ai visité l’école lors de ce voyage et j’ai eu envie de faire quelque chose pour ces enfants", raconte Mme Saba, qui a lancé une petite campagne de financement bien particulière. En effet, lors du baptême de sa fille Zara, elle a demandé aux invités de faire un don pour l’école plutôt que d’apporter des cadeaux, ce qui a permis d’amasser 1385 $, qui seront investis dans la construction d’un dortoir pour garçons.

C’est aussi pour soutenir la construction de ce dortoir que Mme Claire Arazi et sœur Céline Tremblay, toutes deux membres du personnel de TSF, ont organisé leur cinquième campagne de financement annuelle au profit de St. Francis of Assis.

Tenue durant la fin de semaine de la Fête des Pères, cette activité s’est déroulée au Wal-Mart de Brossard, qui a d’ailleurs offert 1000 $. De son côté, Mme Fatima Houda-Pepin, Députée de La Pinière et Première vice-présidente de l’Assemblée nationale a offert une somme de 500 $, ce qui a permis de recueillir un total de 2800 $.
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samedi 22 août 2009

Jambo! - Salut! en Swahili

Vous deviez certainement vous demander où j’étais passée, moi qui ai l’habitude de pondre un article en début de chaque semaine!!!

Ah! Est-ce la chaleur humide et suffocante qui a fait fondre mon inspiration comme une glace succulente au soleil ardant ou dardant?

Lundi : Dring, le téléphone : "Bonjour, je viens vous livrer votre passeport". "Quoi, mon passeport! Seulement une semaine après ma demande!!! Mais que se passe-t-il, moi qui l’attendait beaucoup plus tard"!!! Le facteur de me rassurer : "Vous n’êtes pas la seule à vous étonner de la rapidité avec laquelle le Bureau des passeports remplit ses devoirs".

Fébrile et tout excitée, je découvre enfin mon beau passeport neuf avec une belle photo complété d’une série de pages blanches encore vierges des tampons des différentes douanes.

Mardi et les jours suivants : Administration de mes affaires pour que ça continue à tourner rond pendant mon séjour en Tanzanie.

Quoi d’autre à raconter à part le travail en état de nage en raison de l’intense chaleur?

Samedi : Après avoir cuisiné un ragoût ragoûtant de viande et légumes épicé à l’italienne, j’ai concocté ma première chaudronnée de ugali, un mets commun sur les tables tanzaniennes dont la recette se trouve dans la colonne de droite de ce blog. Je ne l’ai pas trop mal réussi! La prochaine fois, je présume que ce sera peut-être encore meilleur. Qui sait? Cela resta à voir!...

En attendant : Tutaonana - À bientôt! en Swahili.

Anne-Marie
Montréal, le 22 août 2009

P-S. Le Swahili est la langue couramment parlée en Afrique de l'Est

lundi 10 août 2009

Expédition au Bureau des passeports

Ayant enfin reçu, par la poste vendredi après-midi, mon Certificat de naissance tant attendu, je me suis précipitée au Bureau des passeports dès ce matin après m’être levée à 7 h et avalé un petit déjeuner composé de fruits, de céréales plus un bon café filtre comme j’en ai l’habitude tous les jours.

À la station de métro Place-des-Arts, après m’être informée à un passant qu’il était mieux de sortir par la rue Jeanne-Mance que par le Complexe Desjardins en raison des multiples chantiers de construction, voilà que je me retrouve en plein cafouillis. Alors je commence à me diriger tranquillement vers le Complexe Desjardins en espérant y parvenir avant la tombée du jour.

Soudain, à mes côtés, une voix masculine d’un gentil Monsieur me demande : "Puis-je vous aider"? Et moi de lui répondre : "Je vais au Complexe Guy-Favreau porter des documents pour l’obtention de mon passeport". Le Monsieur m’offre alors : "Prenez mon bras, je vais au Complexe Desjardins et je peux vous laisser au passage souterrain menant au Complexe Guy-Favreau". Soulagée, je dis : "D’accord, ça va aller".

Arrivée au Complexe Guy-Favreau, encore le même scénario avec une gentil Dame qui me semble d’origine asiatique et qui me dépose devant la porte du fameux Bureau des passeports où un préposé à la sécurité m’a prise en charge pour me diriger vers le comptoir d’enregistrement, la salle de bain introuvable pour tout profane non familier en ces lieux puis finalement le dernier comptoir où l’on présente tous ses documents d’identification et naturellement les frais de 87 $ afin de valider le tout que je recevrai d’ici quelques semaines.

Et ce fût encore la même procédure appliquée pour accéder au Métro Place d’Armes où un jeune étudiant embauché à la sécurité du Complexe Guy-Favreau est venue m’y reconduire en empruntant un labyrinthe infini d’enchevêtrement de corridors et d’escaliers à monter puis à descendre.

Cette expédition au Bureau des passeports a été un excellent exercice de patience dont j’aurai à faire preuve les premières semaines de mon séjour de trois mois en Tanzanie, les repères étant radicalement différents selon les témoignages des personnes ayant séjourné sur le Continent noir comme coopérants ou simples touristes.

La morale de cette expédition est qu’il faut toujours garder son sang froid pour ne pas hésiter à demander l’aide nécessaire en cas de besoin et, surtout, savoir humblement reconnaître ses limites dans certaines circonstances pour atteindre son but!

Anne-Marie
Montréal, le 10 août 2009

P.-S. Durée approximative de cette expédition du départ au retour à la maison : environ 2 heures

lundi 3 août 2009

Les préparatifs vont bon train

Ce matin, je me suis levée à 9 h et déjeuné tranquillement afin de savourer les dernières heures de vacances avant le dur retour à la réalité quotidienne du travail qui allait débuter à 17 h de cette belle journée ensoleillée plus propice aux loisirs qu’à n’importe quelle autre préoccupation terre à terre!

Soudain, dring, le téléphone sonne et je me précipite afin de répondre persuadée d’entendre à l’autre bout du fil la voix de mon employeur pour me souhaiter bon retour au travail et me donner les directives inhérentes à mes tâches.

Non! Ce n’était pas lui, mais plutôt une bonne copine, plus que moi experte dans le magasinage, qui me téléphonait afin de me prêter main forte pour réussir l’achat d’une grande valise à roulettes ainsi qu’un sac de voyage pour l’avion que je n’ai pas osé acheter seule.

Mission accomplie avec succès et à frais plus que raisonnables. BRAVO!!!

Et avant de quitter le domicile pour la chasse aux valise et sac de voyage, j’ai reçu, par courriel, un message confirmant que la Tanzanie avait enfin accepté la candidature de Andrée, une coopérante d’expérience en Afrique de l’Ouest rencontrée lors de la dernière édition du Festival International de Jazz de Montréal en cet Été 2009.

Donc, je me sens encore plus rassurée qu’elle (Andrée) se joigne avec Naznin (infirmière) et moi (néophyte) pour le GRAND DÉPART vers cet Inconnu fascinant et à la fois inquiétant qu’évoque la Tanzanie avec sa faune et sa flore ainsi qu’avec ses innombrables traditions à découvrir.

Prochaine étape : réception par la poste de mon certificat de naissance et la course au Bureau des passeports, formulaire bien rempli et signé autant du répondant que la requérante qui écrit ces quelques lignes à 23 h 16 à Montréal (Québec) CANADA. J’allais oublier : mes deux belles photos sérieuses et ma Carte Soleil avec photo d’identification comme preuves à l’appui.

Anne-Marie
Montréal, le 3 août 2009

lundi 27 juillet 2009

Les nuits d'Afrique

Chaque été, sur la Place Émilie-Gamelin située à proximité du Métro Berri-UQAM, je suis prise d'un douce folie qui me fait croire que je voyage en plein coeur du continent noir.

Alors c'est la fête pendant trois jours consécutifs où je fais bombance de musiques, de mets exotiques et de souvenirs originaux qu'on ne retrouve pas sur les tablettes de nos grands magasins.

Vous aurez certainement compris que je parle des produits confectionnés par des artisans, le plus souvent eux-mêmes africains.

Laissez-moi vous en décrire un que j'ai découvert l'an dernier et que j'ai décidé d'acheter cette année après mûre réflexion:

Le savon noir de Guinée fabriqué à partir d'huiles végétales et de plantes provenant de la forêt tropicale. Une VÉRITABLE découverte!!!

Pour la première fois ce soir, j'ai lavé mon visage avec le savon noir traditionnel guinéen et j'ai apprécié son odeur citronnée et son picotement sur la peau. C'est un produit naturel, sous forme d'un gel noir dans un pot, qui n'agresse pas la peau et qui laisse une sensation de fraîcheur particulière à expérimenter.

N'allez surtout pas penser que je suis en train de faire de la publicité; c'est simplement ma méthode afin de me préparer à vivre la réalité quotidienne en pays tropical. J'avoue que j'y trouve un réel plaisir et c'est la meilleure façon pour dissiper certaines inqiétudes face aux produits fabriqués localement.

Il m'arrive de glisser au cours d'une conversation que "je suis déjà rendue en Afrique depuis longtemps sans jamais y être allée" tellement j'ai hâte de m'y retrouver.

D'une certaine manière cela est assez plausible, ne serait-ce que par les lectures, les rencontres, les musiques, les mets et, surtout, ma douce folie estivale de trois jours consécutifs sur la Place Émilie-Gamelin à manger, danser et m'acheter quelques souvenirs en prenant quand même garde à la dépense excessive!... au Festival International Nuits d'Afrique de Montréal : http://www.festivalnuitsdafrique.com/.

Anne-Marie
Montréal, le 27 juillet 2009

mardi 21 juillet 2009

Bonjour tout le monde

Au cours de la prochaine année, si tout se passe bien d'ici là, je m'envolerai pour la Tanzanie et atterrirai à l'Aéroport International du Kilimanjaro!

Pendant une période de trois mois, ma première expérience en coopération internationale, je travaillerai à l'École St-Francis de Assisi, à 40 kilomètres de Moshi, parmi des enfants vivant avec une déficience visuelle partielle ou complète.

Après tant d'années d'efforts acharnés et infructueux, voici que la réalisation ainsi que la concrétisation de mon rêve pointent enfin à l'horizon!… grâce à l'ONG TERRE SANS FRONTIÈRES!!! Merci Céline avec toute ma gratitude!…

Et bienvenu à tous ceux et celles qui auraient de précieux conseils à offrir avant mon départ pour la Tanzanie en février prochain.

Au plaisir de vous lire et, qui sait, de vous entendre et peut-être même vous voir!

Anne-Marie
Montréal, le 21 juillet 2009