vendredi 23 octobre 2009

"Ayoye"!

Ouf! Quelle semaine de fou! Je me demande encore comment je fais pour passer à travers tout ce branle-bas de combat pour mon départ en Tanzanie (Afrique de l’Est) dans l’année qui s'en vient à grand pas!

Bien des choses se sont concrétisées en si peu de temps! Je n’arrive toujours pas à y croire!

J’ai reçu tous les outils nécessaires pour me rendre en Tanzanie : itinéraire de voyage, matériel de mission, vaccination et médication inhérente obligatoire, et quoi d’autres encore? Je le saurai au fur et à mesure qu’approche enfin la réalisation de ce rêve si chèrement et durement convoité en déployant des efforts surhumains!

Demain, ce samedi, j’aurai à reprendre les heures négligées à mon poste de travail en raison de tous ces événements précipités qui ont consumé une bonne partie de mon énergie vitale!...

Anne-Marie
Montréal, le 23 octobre 2009

jeudi 15 octobre 2009

Le Soleil, la Lune, les Étoiles et surtout la Terre, pour TOUS!!!

L’Homme a conquis le Soleil, la Lune et les Étoiles. Maintenant, il lui reste encore à apprivoiser la Terre. Ne serait-ce que pour y verser quelques gouttes d’espoir et de compassion!!!

C’est bien au cours de la prochaine année que Naznin, infirmière et moi, Anne-Marie la néophyte, décollerons à bord d’une navette aérienne à partir de la base Pierre-Elliot Trudeau à Montréal pour rejoindre la planète Tanzanie, dans la galaxie Afrique de l’Est, et y atterrir à la base Kilimanjaro.

Toutes deux partons avec les moyens que nous avons : Naznin pour faire de la formation en accouchement auprès des sages-femmes à l’Hôpital de Moshi, et moi la néophyte, pour enseigner l’écriture braille à des enfants dans le besoin à l’École Saint-Francis de Assisi.

Sous l’égide de l’ONG Terre Sans Frontières, une mission où nous aurons à jongler avec de multiples défis à surmonter et ce, en toute LIBERTÉ!!!

Anne-Marie
Montréal, le 15 octobre 2009

mardi 6 octobre 2009

Famine en Afrique de l'Est

Les Africains de l'Est doivent faire face à des problèmes de changements climatiques dont ils ne sont nullement responsables, car ils en produisent très peu, mais ils en paient le prix.
Photo AFP

Rashid Aran Omer a établi son campement il y a quelques semaines dans le Wajir, au nord du Kenya. Il dort sur le sol, près de son petit troupeau de bétail. Il attend l'arrivée d'un camion citerne qui lui permettra de siphonner de l'eau dans un trou à l'aide de ses tuyaux.

"C'est le seul moyen de trouver de l'eau en ce moment, raconte-t-il à un représentant d'Oxfam. Les familles marchent quatre jours pour arriver ici. Il n'y a pas eu de pluie cette année, et notre bétail s'affaiblit. Mais c'est notre source de revenu et sans lui, nous n'avons plus de quoi nourrir notre famille."

Rashid fait partie des 20 millions de personnes vivant en Éthiopie, Somalie, Érythrée, Djibouti, et dans une partie du Kenya, de la Tanzanie et de l'Ouganda, qui souffrent des effets d'une terrible sécheresse. Les récoltes ont été perdues. Les animaux sont faibles. Les points d'eau s'assèchent et disparaissent. La malnutrition atteint des proportions insupportables.

"Sans nos animaux, nous n'avons pas de lait pour nos enfants et nous ne pouvons pas les nourrir. Et avec si peu d'eau, ils ne peuvent plus se laver les mains, alors que les cas de diarrhée et de maladies se multiplient", a raconté Salada Alasow, une femme qui s'occupe seule de ses six enfants dans le nord du Kenya alors que son mari a quitté la région avec son troupeau pour tenter de trouver de l'eau en Somalie.

Cinq années de sécheresse

Ça fait maintenant cinq ans que les pluies refusent de nourrir les terres de la région de la Corne et de l'Afrique de l'Est. Pour ces populations, les changements climatiques ne sont pas une perspective pour l'avenir mais une réalité bien présente qui écourte la saison des pluies et qui chamboule les rythmes agricoles.

Les habitants de la région sont imaginatifs et résilients dans leur lutte quotidienne pour survivre. Ils travaillent avec acharnement pour s'occuper de leurs familles et de leur bétail. Mais leur patience a atteint et même dépassé sa limite. Ils ne peuvent pas en prendre davantage.

En plus de distribuer de l'eau dans la région, Oxfam aide les familles à se préparer à recevoir la prochaine courte saison des pluies, que nous espérons pour octobre. En Éthiopie, nous avons engagé des équipes locales pour remettre en état les conteneurs d'eau, pour percer de nouveaux puits et pour maintenir les étangs naturels. L'argent qu'ils gagnent leur permet en attendant d'acheter de la nourriture et des biens de première nécessité.

Victimes non responsables

Cette crise illustre la raison pour laquelle Oxfam mène une campagne pour lutter contre les changements climatiques. Des gens comme Salada et Rashid doivent faire face à des problèmes dont ils ne sont nullement responsables. L'émission des gaz à effet de serre provoque les changements climatiques, et l'Afrique de l'Est n'en produit que très peu. Mais elle en paye le prix.

Il y a 25 ans, la grande famine de 1984 a choqué le monde et touché huit millions de personnes. Aujourd'hui, les populations, les gouvernements et les organisations comme Oxfam sont mieux préparés pour y faire face. Après cinq années consécutives de sécheresse, nous savons que tout est en place pour qu'une grave crise éclate. C'est pourquoi les membres de la coalition humanitaire - Aide à l'enfance Canada, CARE Canada, Oxfam Canada et Oxfam-Québec - ont déjà démarré des programmes à travers la région pour répondre aux besoins des communautés affectées.

Pour en savoir davantage sur la coalition : http://www.coalitionhumanitaire.ca/. Grâce aux efforts coordonnés de ces importants organismes, la contribution de la population sera plus efficace que jamais.

Pierre Veronneau, directeur général d'Oxfam-Québec
__________________________________________________________

Sécheresse Afrique : 23 millions de personnes menacées

(src : Oxfam)

Une sécheresse sévère et persistante, aggravée par le changement climatique, s'étend actuellement dans sept pays de l'Afrique de l'est, dégradant les conditions de vie d'une population que les prix élevés de l'alimentation et les conflits violents ont déjà aggravé. Les pays les plus gravement touchés sont le Kenya, l'Ethiopie, la Somalie et l'Ouganda. Le Soudan, Djibouti et la Tanzanie sont également frappés.

La malnutrition dépasse à l'heure actuelle le seuil d'urgence dans certaines régions, et de centaines de milliers de troupeaux — source clé de revenu — sont en train de mourir. Il s'agit de la pire sécheresse que le Kenya ait connue depuis une décennie, et de la situation humanitaire la plus grave que la Somalie n'ait eu à faire face depuis 1991.

Le nombre élevé de gens touchés — plus du double de ceux pris dans une crise alimentaire semblable en 2006, lorsque 11 millions de personnes étaient en péril — souligne la gravité de la situation et le besoin urgent de fonds pour empêcher que la crise ne s'aggrave.

Paul Smith Lomas, porte-parole d'Oxfam International pour l'Afrique de l'Est, a déclaré :

"Il s'agit de la crise humanitaire la plus sévère qu'Oxfam ait pu constater en Afrique de l'Est depuis plus de dix ans. Le manque de pluies et leur imprévisibilité deviennent chose commune ici. Les saisons pluvieuses se raccourcissent à cause de l'influence croissante du changement climatique. La fréquence des sécheresses augmente, passant d'une fois en dix ans, à tous les deux ou trois ans. Dans le Wajir, au nord du Kenya, on a trouvé récemment 200 bêtes mortes autour d'une seule source desséchée d'eau. Des gens survivent avec 2 litres d'eau par jour dans certains endroits — moins qu'il ne faut pour la chasse d'eau d'une toilette. Les conditions n'ont jamais été si cruelles, si inhospitalières, et les gens ont désespérément besoin de notre aide pour survivre".

Au Kenya, 3,8 millions, 10 % de la population, ont besoin d'aide d'urgence. Les prix alimentaires sont montés en flèche jusqu'à 180 % au-dessus de la moyenne. Des régions telles que la vallée du Rift, qui auparavant n'avaient jamais connu de sécheresse si sévère, sont actuellement touchées. Des conflits se multiplient autour des ressources en diminution, telles que l'eau et le pâturage pour le bétail. Les bergers désespérés parcourent davantage de terrain avec leur bétail à la recherche d'eau et de nourriture, déclenchant tensions et compétitions avec d'autres groupes. Soixante-cinq personnes ont été tuées au Turkana (nord du Kenya), depuis le mois de juin 2009.

En Somalie, un enfant sur dix est extrêmement mal nourri, et dans les régions nord du pays les populations marchent des jours durant en quête d'eau. Les conflits rendent les personnes de moins en moins à même à cultiver des denrées alimentaires; et la sécheresse fait la vie dure aux habitants ayant fuit leurs régions. La moitié de la population — plus de 3,8 millions de personnes — est touchée.

En Ethiopie, 13,7 millions de personnes sont menacées par la famine et ont besoin d'assistance. Beaucoup de personnes vendent leurs bétails pour acheter de la nourriture. Les fermiers du nord de l'Ouganda ont perdu la moitié de leurs récoltes et plus de 2 millions de personnes ont désespérément besoin d'aide. Quelques 160 000 personnes, principalement autour de la région touristique de Ngorongoro, réserve d'animaux sauvages du nord-est de la Tanzanie, sont aussi menacées. A Djibouti, la hausse de la malnutrition inquiète, et au sud du Soudan les conflits mettent 88 000 personnes en péril.

L'aide en réponse à cette crise doit augmenter rapidement, les fonds étant dramatiquement insuffisant. Le Programme alimentaire mondiale de l'ONU fait face à un manque de dons, $977 millions de moins de ce qu'il serait nécessaire pour effectuer son travail dans la Corne de l'Afrique pendant les six mois à venir. Le gouvernement ougandais a fait appel aux donateurs pour s'attaquer à la crise alimentaire mais n'a reçu que 50 % des fonds dont il a besoin.

Les pluies sont attendues au mois d'octobre mais n'apporteront probablement que peu de soulagement ou, pire, des déluges qui empireraient dramatiquement la situation. On craint fort que la région soit frappée d'inondations suite au phénomène "El Niño", ce qui détruirait récoltes et maisons et étendrait la diffusion des maladies transmissibles par l'eau. Même avec des pluies normales, la moisson ne sera possible qu'au début de l'année 2010, et la population aura toujours besoin d'aide pour traverser cette longue période de faim.

A propos d'Oxfam

Les équipes d’Oxfam travaillent sur le terrain et étendent leur action dans le but de venir en aide à plus de 750.000 personnes. Oxfam fournit en urgence de l’eau potable et un accès à la nourriture, et met en œuvre des projets de développement pour renforcer la capacité des gens à faire face aux chocs futurs.
__________________________________________________________
Source : http://www.enerzine.com/604/8420+secheresse-afrique---23-millions-de-personnes-menacees+.html