Ayant enfin reçu, par la poste vendredi après-midi, mon Certificat de naissance tant attendu, je me suis précipitée au Bureau des passeports dès ce matin après m’être levée à 7 h et avalé un petit déjeuner composé de fruits, de céréales plus un bon café filtre comme j’en ai l’habitude tous les jours.
À la station de métro Place-des-Arts, après m’être informée à un passant qu’il était mieux de sortir par la rue Jeanne-Mance que par le Complexe Desjardins en raison des multiples chantiers de construction, voilà que je me retrouve en plein cafouillis. Alors je commence à me diriger tranquillement vers le Complexe Desjardins en espérant y parvenir avant la tombée du jour.
Soudain, à mes côtés, une voix masculine d’un gentil Monsieur me demande : "Puis-je vous aider"? Et moi de lui répondre : "Je vais au Complexe Guy-Favreau porter des documents pour l’obtention de mon passeport". Le Monsieur m’offre alors : "Prenez mon bras, je vais au Complexe Desjardins et je peux vous laisser au passage souterrain menant au Complexe Guy-Favreau". Soulagée, je dis : "D’accord, ça va aller".
Arrivée au Complexe Guy-Favreau, encore le même scénario avec une gentil Dame qui me semble d’origine asiatique et qui me dépose devant la porte du fameux Bureau des passeports où un préposé à la sécurité m’a prise en charge pour me diriger vers le comptoir d’enregistrement, la salle de bain introuvable pour tout profane non familier en ces lieux puis finalement le dernier comptoir où l’on présente tous ses documents d’identification et naturellement les frais de 87 $ afin de valider le tout que je recevrai d’ici quelques semaines.
Et ce fût encore la même procédure appliquée pour accéder au Métro Place d’Armes où un jeune étudiant embauché à la sécurité du Complexe Guy-Favreau est venue m’y reconduire en empruntant un labyrinthe infini d’enchevêtrement de corridors et d’escaliers à monter puis à descendre.
Cette expédition au Bureau des passeports a été un excellent exercice de patience dont j’aurai à faire preuve les premières semaines de mon séjour de trois mois en Tanzanie, les repères étant radicalement différents selon les témoignages des personnes ayant séjourné sur le Continent noir comme coopérants ou simples touristes.
La morale de cette expédition est qu’il faut toujours garder son sang froid pour ne pas hésiter à demander l’aide nécessaire en cas de besoin et, surtout, savoir humblement reconnaître ses limites dans certaines circonstances pour atteindre son but!
Anne-Marie
Montréal, le 10 août 2009
P.-S. Durée approximative de cette expédition du départ au retour à la maison : environ 2 heures
lundi 10 août 2009
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